Samedi 30 mai 2009 à 15:39

Je ne sais pas ce que j'ai fait.
Je ne sais pas ce que j'ai fait.

Je ne sais pas si c'est pour le protéger, pour me protéger ou par facilité.
Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Je ne sais pas si c'était une bonne idée. Je ne sais pas comment je vais m'en sortir ou si ça va aller.

Mais je ne pouvais pas rester comme ça. Il fallait que je fasse quelque chose, n'importe quoi. C'était peut-être la pire erreur que je pouvais faire.

Je me sentais au bord de je ne sais quel gouffre. Je ne savais plus quoi faire.

Alors, je me suis dit, l'incompatibilité...

Je me demande si en fait je ne me crée pas ce problème pour en ignorer un autre.

Je vais tellement mal, ces derniers temps. Ca fait bientôt quelques mois que ce n'est pas la grande forme, mais depuis quelques jours c'est un vrai cataclysme. Je me mets à l'écart pour me cacher sous mes torrents de larmes. Je ne sais pas où j'en suis. Je ne sais pas ce que je fais. Je ne sais pas ce que je veux. J'ai l'impression que rien n'a de sens.
Et c'est cette douleur au coeur et à l'estomac.

C'était trop difficile. Beaucoup trop difficile. Et douloureux.

Alors voilà.
Je ne sais pas si que ce que j'ai fait était une bonne idée.
Mais en tout cas, il n'y a plus personne.
Juste moi.
Juste moi et mes problèmes dont j'ignore la cause.
Et ça ne peut plus durer, j'approche beaucoup trop du point de non-retour.
Je vais faire tout ce que je peux pour m'en sortir toute seule.

Et on verra. On verra ce que ça donnera. Ce sera peut-être mieux, ce sera peut-être pire.
J'espère juste ne pas nous perdre en chemin.
Mais de toute façon, si je n'essaie pas, si ça continue, ça nous détruira.
Alors autant essayer.

Publié par lolilounette

Vendredi 22 mai 2009 à 23:32

J'ai songé à quitter mon chez-moi.
J'y ai songé fort, très fort. Si fort que j'en avais peur. Si fort que tout a vacillé.

J'ai songé à le quitter, ce chez-moi doux, tendre, chaud, accueillant.
J'ai songé à quitter le creux de ses bras.

A cause de ma trop grande exigence et de cette fâcheuse tendance à être tellement dirigiste.
A cause de mes envies de printemps, de renouveau, de romance, de passion des débuts.

Sans doute un peu aussi à cause de lui.
De ses affirmations catégoriques qui m'ont blessée. De ses réactions tellement imparfaites, quand elles ne sont pas inexistantes. De ce qu'il est et que je ne suis pas, de ce que je suis et qu'il n'est pas.
De nos trop grandes différences qui ne sont finalement pas que des richesses, car elles nous demandent un tel nombre d'efforts à chacun que cela en devient souvent pesant.


Il y a quelque temps, j'avais peur que cela ne recommence comme l'an passé. J'avais peur que ses doutes resurgissent, et finalement c'est moi qui l'ai remplacé.
Mais lorsque j'ai vu sa patience... ses efforts... J'ai su.
J'ai su que ce n'était pas pour maintenant. Peut-être dans un mois, deux mois, trois mois, la crise me reviendra-t-elle.
On verra à ce moment-là.

Je me disais que je n'avais pas envie de perdre mon temps.
Je me disais que je me cantonnais dans une habitude mais que je n'étais pas réellement heureuse, que j'avais besoin de davantage.

Et puis, j'avais envie de changement. De nouveauté. De séduction. De premières fois.


J'avais sans doute raison de vouloir partir. J'avais sans doute raison de vouloir fuir un quotidien que je n'avais pas réellement choisi, pour trouver une place qui me conviendrait mieux. De vouloir trouver chaussure plus à mon pied, finalement.
J'avais sans doute raison.
Mais je suis toujours là.
A me contenter de ce modeste chez-moi.

Modeste, peut-être. Mais c'est mon chez-moi. Je ne sais pas ce qui m'y retient. Mais cela m'y retient avec une force monumentale.
Je ne suis pas assez forte pour fuir.

Et tant mieux.
Je m'y blottis avec plaisir.

Publié par lolilounette

Mercredi 15 avril 2009 à 20:23

C'est agréable de regarder en arrière et de pouvoir se dire qu'on a bel et bien fait le bon choix. C'est agréable de pouvoir se dire que pour une fois, on ne s'est pas trompé. Que cette fois, on a réussi. Quoi qu'il advienne ensuite, et même si les choses ont changé, changent et changeront encore.

C'est effrayant, le changement. Moi, en tout cas, ça me fait un peu peur. Parce que je me dis que ce qui a été raté ne pourra peut-être jamais être recommencé. Parce que j'ai tellement peur des regrets.

Et pourtant, en ce moment, c'est comme si certaines choses se transformaient du tout au tout.
Au milieu, c'est toujours moi, c'est toujours lui, c'est toujours elles, c'est toujours eux, c'est toujours les mêmes sourires et les mêmes rires, c'est toujours les mêmes sons et les mêmes images. Mes repères ne sont pas bouleversés.
Et pourtant, c'est comme si certaines priorités changeaient complètement. Comme si certaines inquiétudes me semblaient à la fois désuètes et ridicules, tandis que d'autres apparaissent, saisissantes, terrifiantes, dévorantes.

Malgré tout, cela reste agréable, puisque mes repères ne sont pas bouleversés. C'est une évolution.
Et s'apercevoir qu'elle se fait dans le bon sens, c'est... hé bien, c'est agréable, disais-je donc.

Publié par lolilounette

Samedi 14 mars 2009 à 23:30

Oui, je suis pénible avec lui. Oui, je le critique. Oui, je l'assomme de remarques.

Parce que non, je n'aime pas tout en lui.

Je ne suis pas comme toi.

Mais j'ai le même regard que toi, cet air admiratif lorsque parfois je le regarde, cet air aimant, cet air comblé. J'ai le même regard que toi, ce regard qui dit « bon sang, qu'est-ce que je l'aime, qu'est-ce que je ferais sans lui », et qui dit tellement d'autres choses encore. Ce regard qui dit la fierté, ce regard qui dit le désir, le bien-être, l'admiration, la passion.
J'ai le même regard que toi, mais je ne suis pas comme toi.

Oui, je suis pénible avec lui. Oui, je le critique. Oui, je l'assomme de remarques.

Parce que non, je n'aime pas tout en lui.

Je ne suis pas comme toi parce que moi, quand je le regarde amoureusement, c'est avec la connaissance de ses défauts. La conscience pleine et entière de ce qu'il est.
Et quand je le regarde en me disant qu'on a de la chance de s'aimer lui et moi, je sais que le fait que l'on sache vivre avec les défauts de l'autre, même si parfois ils nous agacent, cela, c'est notre grande force.

On se connaît, oh pas par coeur, non, parce que je veux croire que cela n'existe pas et que l'on aura encore et toujours des états d'esprit, des préférences, des souffrances, des pensées, des manies, des plaisirs, des espoirs à se découvrir. Mais on se connaît tout de même assez pour pouvoir dire qu'on s'aime sincèrement, réellement, sans les illusions des commencements.

Alors, quand je le regarde de cette façon-là, de toute ma tendresse, le coeur au bord des yeux, je me dis que si je continue à l'aimer malgré les ombres noires sur le tableau, ça n'est pas sans signification. C'est que je l'aime assez pour avoir pu apprendre redonner une touche de couleur à ces ombres, c'est que je l'aime assez pour savoir avancer non plus malgré, mais avec elles.

Voilà.
C'est pour cela qu'à présent, lorsque tu me vois être pénible avec lui, le critiquer, l'assommer de remarques, tandis que toi, tu ne fais rien de tout cela et que tu t'en félicites, je n'y prête plus attention. Parce qu'il est probable que mon regard tâché de noir ici et là se pose plus longtemps sur lui que le tien, lisse, propre, parfait.

Publié par lolilounette

Mardi 3 mars 2009 à 19:30



Publié par lolilounette

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