Ca s'voit sur mes mains. Disparus, les jolis ongles. Tous. Massacrés. En même pas une heure, avec grand soin, millimètre par millimètre. Méthodiquement.
Je suis contrariée.
Parce que j'aurais voulu avancer, mais que je stagne. Parce que je croyais vouloir avancer, mais qu'au fond quelque chose bloque et que j'ai sorti les barrières.
Parce que je sens que je vais finir par prendre la mauvaise décision... et reculer.
J'ai besoin de temps. De temps pour moi. De temps pour rien. Pour rester en suspens et ne plus avoir besoin de choisir un chemin. De temps pour rester là, simplement, à regarder la vie défiler. Doucement.