Mardi 21 octobre 2008 à 0:11

Je suis contrariée.

Ca s'voit sur mes mains. Disparus, les jolis ongles. Tous. Massacrés. En même pas une heure, avec grand soin, millimètre par millimètre. Méthodiquement.

Je suis contrariée.

Parce que j'aurais voulu avancer, mais que je stagne. Parce que je croyais vouloir avancer, mais qu'au fond quelque chose bloque et que j'ai sorti les barrières.
Parce que je sens que je vais finir par prendre la mauvaise décision... et reculer.

J'ai besoin de temps. De temps pour moi. De temps pour rien. Pour rester en suspens et ne plus avoir besoin de choisir un chemin. De temps pour rester là, simplement, à regarder la vie défiler. Doucement.

Publié par lolilounette

Samedi 4 octobre 2008 à 0:07




J'aime bien me relire de temps en temps. C'est amusant de voir comme je peux être déterminée certains soirs, comme je peux avoir de nombreuses certitudes que je crois définitivement ancrées.          (Comme .)


Et je constate que ça ne dure pas toujours très longtemps.
Mais c'est sûrement ce qui me permet d'avancer, de reprendre le dessus. J'ai besoin de certitudes, oui. Quitte à ce qu'elles changent tous les jours. Mais j'en ai besoin, pour aborder chaque jour sereinement.

En ce moment, pourtant, c'est différent. Je ne sais pas ce que je veux, je ne sais pas vers quoi je veux aller. J'ai à la fois envie de certaines choses et une appréhension vis-à-vis de certaines autres, or je n'arrive pas à faire la part des choses, à savoir ce qui prend le pas sur quoi.

Mais en ce moment, c'est différent, parce que cela ne me dérange pas. Mon indécision. Ne pas savoir où je marche. Alors, j'attends de voir. Parce que viendra un jour où je me lèverai avec de nouvelles certitudes à suivre. Peut-être bientôt, peut-être pas ; peut-être des portes se seront-elles fermées d'ici là. Qu'importe.  D'autres leur succèderont. Qu'importe. Je me sens bien.
Je ne sais pas où je marche, mais puisque j'ai confiance, cela n'est qu'un détail.

Publié par lolilounette

Samedi 27 septembre 2008 à 22:26



Par habitude la solitude me conduit vers ma mémoire, je m'enfuis... Immergée dans l'ivresse, le murmure d'être ailleurs, je m'abîme dans l'écume d'une langue sauvage...

Tout ça, c'est sans doute parce que c'est un peu exotique. Sans aller jusqu'aux palmiers, aux fruits en abondance et au sable chaud. Mais presque.

Ecoute le sage qui avec chaque soleil renouvelle sa vision, c'est par son oeil que j'ai cherché à percer le béton pour traverser la solitude funambule qui dans la grande ville hurle.

C'est sans doute parce qu'il y a un petit goût d'interdit. C'en est d'autant plus attrayant. Comme lorsque l'on est enfant, que l'on fait une bêtise, et que l'on craint d'être découvert. Parce que cela pourrait avoir des conséquences. Des conséquences qu'au fond, on ne connaît pas réellement. Des conséquences qu'au fond, on aimerait bien découvrir. La curiosité se mêle au risque. L'amplifie. C'est grisant.

Trop longtemps, au hasard du vent, j'ai jeté l'espoir, peut-être en pensant qu'il me tracerait une ligne tout droit, tout droit vers le point d'horizon, mais non...

Tout ça, c'est sans doute parce que c'est un peu exotique. Sans aller jusqu'aux palmiers, aux fruits en abondance et au sable chaud. Mais presque. On s'invente des odeurs, des saveurs, des couleurs d'ailleurs. C'est plein d'une sensualité qui ne relève que de l'imagination. C'est un rêve éveillé auquel on prend part avec délice, et qu'on n'a pas envie de quitter.

Dans ma tête j'ai choisi de m'éclipser, égarée dans mes images suspendues, si je m'y attarde je vais me brûler...

Publié par lolilounette

Mercredi 24 septembre 2008 à 1:23

C'est revenu, comme ça, deux semaines de suite.
Normal.

Sur le coup, j'y pense sans que cela ne m'atteigne trop, trop d'autres choses en tête, je virevolte, je ris, je m'amuse.

Et puis c'est en rentrant. Ca revient.
Normal.

Je suis fière de moi, parce que cette fois, je ne fais pas comme si tout allait bien. Alors je sais que ça s'évacue pour de vrai. Je suis honnête avec moi-même et je sens que du coup, j'avance, lentement mais réellement.

Mais bon. On voudrait toujours ne pas avoir à en passer par ces moments. On voudrait toujours que ça se passe vite et bien.

Je ne veux pas des autres et je ne veux plus de lui non plus. Mais il me manque comme je n'aurais jamais cru. Je me sens terriblement seule et dévalorisée.

Publié par lolilounette

Dimanche 21 septembre 2008 à 23:28



C'est quelqu'un qui – alors que vous ne l'auriez jamais cru – vous est tellement semblable sur certains points.


Quelqu'un à qui vous osez avouer les pensées honteuses que vous avez envie d'exprimer, quelqu'un face à qui vous n'avez pas peur de vous révéler sous votre plus mauvais jour.


A haute voix, les médisances, les idées égoïstes, les réflexions perverses, les méchancetés gratuites... Sans crainte de choquer. Sans crainte d'être jugé. Sans crainte d'être montré du doigt.


Pourquoi ? Parce que cette personne pense bien souvent exactement la même chose que vous. Et que comme vous, elle l'exprime, aussi horrible que cela puisse paraître à d'autres.


Et ça vous fait du bien, de vous rendre compte que ce dont vous pourriez avoir honte est partagé, est... tout bonnement humain.


Et puis, chose amusante, cette personne traverse les mêmes périodes que vous, au même moment que vous. Et a le même ressenti que vous.


C'est quelqu'un qui partage vos mauvaises pensées, mais c'est aussi quelqu'un de formidable. Alors, si elle est formidable malgré tout cela, pourquoi pas vous ?


C'est quelqu'un qui, sans s'en rendre compte, vous rassure énormément.

Publié par lolilounette

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